Mes vacances

     

                                         

  Cet été encore  je suis allée à Téuri, petite île perdue de 5,21 km2 sur la Mer du Japon à une heure en ferry de la ville de Haboro, celle-ci étant située à trois heures au nord de Sapporo.

  Avant d’arriver à destination le bateau s’arrête tout d’abord à l’île de Yagishiri, soeur jumelle de Téuri de par sa superficie, et célèbre à Hokkaïdo pour sa viande de mouton. En se promenant ( il faut environ 2 heures à pied pour en faire le tour) on peut apercevoir les ovins broutant l’herbe des pâturages, où fleurissent de magnifiques lis. Non loin de là une petite forêt aux arbres tordus par le vent d’hiver.     

                                        

 Quarante-cinq minutes plus tard, nous arrivons à Téuri, île de pêcheurs. Au nord, nord-ouest de cette île se trouvent d’impressionnantes falaises, où viennent tous les débuts de printemps se reproduire quantités d’oiseaux marins:

  • Les Guillemots à Lunettes ( Keïmafuri ) ce qui signifie en langue aïnou ” patte rouge” car ils ont de jolies pattes palmées d’un rouge vif. Ils viennent sur l’île d’avril à juillet .
  • Les Auklets de Rhinocéros ( Utoou ) qui creusent des trous sur les sommets des falaises et y élèvent leurs oisillons. Pour échapper aux prédateurs, les goélands, ils partent quérir leur nourriture avant l’aube pour ne revenir qu’après le coucher du soleil, le bec rempli de poissons et de calmars. La période de reproduction étant finie, ils repartent sur la côte ouest de l’île de Honshu, vers Niigata.
  • Les Guillemots de Troïl ( Umi karasu ou Ororon ).  ” Si en 1938 il y en avait environ 40 000 seulement 15 Ororons ont été dénombrés en 2009” me dit tristement Monsieur Terasawa Takaki, photographe et l’ingénieux créateur d’un musée relatant le parcours de ces oiseaux migrateurs, musée situé  tout près du port de cette île. Et de continuer : ” Le Guillemot de Troïl n’aime pas vivre sur la terre aussi dès la période de reproduction terminée il retourne en mer  où il s’y sent en sécurité. Sécurité bien précaire puisque le principal danger se trouve dans les eaux profondes, où il va chercher ses proies : les filets de pêcheurs. 

                                       

  Si vous êtes intéressé par les oiseaux de Téuri je vous invite à regarder ce site: www.naturelive.jp

  Quant à moi, j’attends avec impatience mes prochaines vacances pour pouvoir y retourner. La meilleure période pour s’y rendre n’étant pas le mois d’août , où la plupart des oiseaux sont déjà repartis mais entre mai et juillet. De nombreuses auberges, tenues par les femmes des pêcheurs, accueillent les touristes avec une grande gentillesse et proposent des repas très copieux et colorés.

                                                     

Mes chemins préférés.

 

Dès mon arrivée à Sapporo j’ai, tout de suite, fait connaissance avec son environnement et je me suis sentie en harmonie avec cette nature qui ressemble, les feuillages de bambous en plus, aux forêts alpestres : mêmes conifères, immenses bouleaux, fougères accrochées au sol pentu, humide et parfumé.

 

 Depuis de longues années sont passées. J’ai parcouru de nombreux sentiers gravissant de petites montagnes aux pentes abruptes. Enthousiasmée par la beauté des sites j’ai, cependant, peiné, soufflé dans les raidillons escarpés  et paniqué, quelque peu, en voyant l’empreinte encore fraîche d’un ours qui depuis belle lurette s’en est allé loin des hommes. Tenaillées par des troubles musculaires, conséquence du parcours laborieux,  je n’en ressens, quelques heures après, que plénitude et engouement à recommencer cette expérience au plus vite.

Parmi ces expériences il y a celles qui restent gravées dans ma mémoire peut-être parcequ’elles sont plus atypiques que d’autres.Je pense à ce petit sentier serpentant la montagne de Moïwa qui domine la ville de Sapporo avec ses 531 mètres. Flanquées sur le côté amont du sentier de petites statuettes de pierre,représentant des bonzes: les Ojizosama, semblent nous encourager, dans 32 endroits différents, et à nous servir de protection tout au long du trajet.Site facilement accessible aux habitants de la mégapole, ceux-ci se croisent dans un bruit de clochettes et se saluent cordialement.

Les clochettes servant à éloigner les prédateurs….les ours. 

  Et puis il y a mon coup de coeur: ” SoraNuma ” ( Sora signifie ciel et Numa étang). Le chemin très souvent humide, voire boueux, s’élance à travers une forêt majestueuse et dense puis s’élève lentement vers le point culminant de cette montagne: 1251 mètres. À mi-parcours un premier étang entouré de feuillus accueille les canards sauvages. Il n’est pas rare, d’ailleurs, de croiser au début de l’été une cane  affairée par sa progéniture.

Un peu plus haut un deuxième étang entouré de pierres plates où se reflètent des nuages venus de Sibérie.Ici tout est minéral et silencieux. À quelques minutes de là c’est le sommet. Un sommet qui se mérite mais qui nous rend, ô combien! la pareille. Au loin, à l’ouest le volcan Yoteisan, qui ressemble au Fujiyama, de deux mille mètres son cadet. Au sud l’océan Pacifique où se baigne la ville industrielle de Muroran et devant nous….devant nous un minuscule écureuil, au pelage rayé blanc, qui fait son marché parmi les montagnards. Habitué aux hommes et à leurs sucreries, il trottine à droite à gauche emmagasinant tout ce qui est possible d’amasser pour l’hiver.

 À chaque fois que je viens dans ce lieu magique j’assiste à ce même rituel  qui me charme et ne m’invite qu’à y revenir.

   

 

Bonne Année 2010

Bonne année à toutes les choses,
Au monde, à la mer, aux forêts,
Bonne année à toutes les roses
Que l’hiver prépare en secret.

Bonne année à tous ceux qui m’aiment
et qui m’entendent ici-bas.
Et bonne année aussi, quand même ,
À tous ceux qui ne m’aiment pas.

Rosemonde Gérard (1871-1953 )  

     Voilà plus de dix jours déjà que les feux d’artifices ont retenti à travers le monde pour fêter l’évènement. Plus de dix jours que des milliers de Japonais sont allés se recueillir  et faire un voeu au temple pour commencer d’un bon pied cette nouvelle année … puis c’ est l’échange des voeux.

      À mon tour, je me dépêche de vous souhaiter, ainsi qu’au nom de tous les membres de l’école DLS, une très Bonne Année 2010. Que tous vos souhaits puissent se réaliser!

      Pour ma part  j’aimerais que cette année soit une année de paix . Que tous les hommes arrivent à se comprendre et à s’apprécier.  Cela n’est qu’une utopie ?  En tout cas il suffit d’écouter la chanson de Francis Cabrel pour y croire ne serait-ce qu’ un instant.

Kuri Gohan ou le riz aux châtaignes

Les journées sont magnifiques en ce moment. Le ciel est même beaucoup plus bleu que cet été mais quelques feuilles jaunes cachées dans le feuillage, encore vert, nous font comprendre que l’automne arrive tout doucement.

Saison très appréciée par le peuple japonais elle se remarque aussi dans les assiettes. Comme le dit une maxime populaire: “shokuyoku no aki” “l’appétit de l’automne” se retrouve devant les nombreux produits récoltés sur l’île d’Hokkaïdo.

Avec la mer qui offre saumons et Scombrésocidés (en japonais on dit sanma c’est plus simple) qui est un poisson allongé à la peau lisse et la terre qui apporte entre autres le matsutake, champignon poussant sous les pins, les noix de ginkgo ou encore les châtaignes, il est facile de préparer un repas automnal.

Dans les parcs de la ville de Sapporo où croissent quantité d’arbres différents, les gens s’empressent d’ouvrir les bogues des châtaignes, éparpillées au sol, pour en réupérer le fruit et par la suite préparer un kuri gohan ou riz aux châtaignes.

Vous avez l’eau à la bouche?
Voici donc la recette de ce plat pour 4 personnes.

Les ingrédients:

  • 2 tasses de riz
  • 300 g de châtaignes
  • De l’eau en quantité modérée
  • Des graines sésame

[A]

  • Une tasse et demie d’eau
  • Une grande cuillère de mirin (alcool de riz doux et épais)
  • Une pincée de sel

[B]

  • Une cuillère à soupe de mirin
  • Une cuillère à soupe de saké
  • Du sel (la moitié d’une cuillère à soupe)

La préparation:

  1. Avant de faire cuire le riz le laver et le mettre pendant 30 minutes dans une grande passoire.
  2. Dans de l’eau bouillante mettre pendant 2 à 3 minutes les châtaignes puis enlever leur peau.
  3. Dans une marmite mettre la préparation [A] et les châtaignes.
    Laisser cuire pendant 5 minutes environ. Écumer de temps en temps.
  4. Dans un autocuiseur  mettre le riz puis ajouter la préparation [B]. Ajouter l’eau (elle doit recouvrir le riz). Sur le riz rajouter la préparation [A] et les châtaignes.
  5. Une fois le riz cuit, répandre les graines sésame sur le riz aux châtaignes.

J’espère que vous allez vous régaler. A bientôt!

★レシピはこちらを参考にしました。


La Cascade de la Paix

Si vous venez un jour à Sapporo vous ne pourrez ne pas remarquer la montagne Teïne qui se trouve à l’ouest de la ville.
Cette montagne qui culmine à plus de 1000 mètres d’altitude est hérissée d’antennes de différentes chaînes de télévison.

C’est à cet endroit qu’a eu lieu il y a plus d’une trentaine d’années le slalom géant pendant les jeux olympiques d’hiver en 1972.

En été pour accéder au sommet il faut - le téléphérique ne fonctionnant pas - marcher dans une magnifique forêt de conifères et suivre pendant quelques temps un ruisseau parsemé de petites cascades. La plus inportante cascade s’appelle: “Heiwa no Taki” (平和の滝) ( en français: la Cascade de la Paix).

C’est en effet à cet endroit, dans les années 1931-1932, que se réunissaient Aïzawa Ryo et ses amis militant pour la paix au Japon.
À cette époque le pays dirigé par une dictature militaire venait d’envahir La Mandchourie.
Notre petite héoïne agée de 23 ans fut mise en prison pour son esprit démocrate. Libérée trois ans après, elle décèdera quelques jours plus tard.
Une petite stèle érigée à sa mémoire se trouve dans un petit coin ombragé à quelques mètres de cette si jolie cascade.

Jolie ballade à faire aussi sportive que culturelle.

La fête de Yosakoï

La fête de Yosakoï a pris naissance en 1954 à Kochi, ville située dans l’île de Shikoku, où des groupes de danseurs évoluent au rythme de la chanson traditionnelle de cette ville: chanson appelée le “Yosakoï Naruko”.
Depuis de nombreuses villes japonaises organisent des festivals de Yosakoï.

C’est en juin 1992 qu’a eu lieu le premier festival à Sapporo et depuis tous les débuts juin, pendant 4 jours, on peut assister dans les rues de la ville aux différentes chorégraphies présentées par des groupes venus des 4 coins du Japon et de l’étranger.
De nombreuses écoles professionnelles de tout genre participent à ce festival mais aussi des personnes habitant le même quartier peuvent se regrouper et créer leur propre équipe. Il n’y a pas de limite d’âge et le nombre de participants par équipe est limité à 150 personnes.

Vous êtes interessé et vous avez envie d’y participer?

Alors il faudra comme tous les autres participants de votre équipe que vous portiez un kimono ou un happi(veste à larges manches) semblable aux couleurs harmonieuses.
Vous devrez utiliser le “naruko” genre de claquette que l’on tient dans les mains.(Autrefois les paysans utilisaient cet instrument pour éloigner les oiseaux des cultures)
Pour l’accompagnement musical tout arrangement est acceptable mais il faudra qu’il contienne une part de “Yosakoï Naruko”.

Si vous avez seulement envie d’y assister en attendant le prochain “Yosakoï  Matsuri”(festival Yosakoï) regardez ces photos prises en juin dernier. Ça en vaut la peine!

Enfin le voilà!

On l’attendait depuis longtemps.
Informés par les médias sur l’évolution de sa trajectoire et sur son approche vers le nord du Japon, on n’avait plus qu’à compter les mois, puis les semaines et enfin les jours.
On nous avait dit:” Il doit arriver au début du mois de mai” et c’est ce qui s’est passé, comme chaque année d’ailleurs, à quelques jours près.

Voilà environ une semaine que le printemps est là. Enfin là!

En quelques jours on passe de la grisaille citadine à une explosion de couleurs: rose clair, rose foncé, rose indien, jaune clair, jaune vif, vert clair. Chaque petit jardin a sa tulipe qui se balance caressée par le vent encore froid, ou si le jardin a la chance d’être plus grand un magnolia qui l’égaie.
Là où je passais indifférente, voilà quelques jours, tout devient maintenant, prétexte à la contemplation.
Appelons ça :le miracle du printemps.

La venue du printemps représente un grand évènement dans la vie des citoyens japonais. Chacun tirera profit de cette renaissance soit en allant boire avec ses amis sous les cerisiers en pleine floraison, soit en se promenant et en photographiant cette débauche de fleurs si intense. C’est ce que je n’ai pas manqué de faire.

Connaissez-vous la fondue?

Si à Tokyo les cerisiers sont en fleur, le nord du Japon frissonne encore caressé par le vent de Sibérie.
Devant ce climat très rude, rien de mieux qu’une soupe de miso ou pourquoi pas une fondue en sachet prête à être cuite.
Depuis quelques mois différentes marques de fondue apparaissent dans les étalages des super-marchés japonais.

  • Ouvrez le sachet
  • Versez le fromage(genre gruyère), le sachet d’épices dans une casserole.
  • Ajoutez du lait ou de l’eau comme il est indiqué.
  • Ajoutez du vin blanc, auparavant bouilli afin de faire évaporer l’alcool.
  • Faites chauffer 2 à 3 minutes.
  • Voilà c’est prêt!

Servie, pas seulement avec de petits morceaux de pain mais des légumes, des crustacés comme le suggère l’image posée sur le sachet, ce plat arrangé à la façon nipponne est équilibré et satisfait une clientèle toujours en demande de nouveaux produits.
Devant l’engouement récent des japonais pour le fromage l’industrie agroalimentaire s’intéresse de près à ce produit de plus en plus attractif.
À quand la raclette ou la tartiflette en sachet?

東京では桜の花が咲いていても、日本の北ではシベリアの風に吹かれ、ふるえています。
とてもきびしいこの気候では、みそ汁、または、温めるだけのチーズフォンデュがいいですね。
最近日本のスーパーマーケットのたなには、いろいろなメーカーのチーズフォンデュの小袋が並べられています。

  • 袋を開けてください。
  • 鍋にグリエルチーズ(スイスのチーズ)と、小袋に入ったスパイスを注いでください。
  • 書かれているとおりの、牛乳、または水を加えてください。
  • 沸騰し、アルコールをとばした白ワインを加えてください。
  • 2〜3分温めてください。
  • できあがり!

小さく切ったパンだけではなく、袋の写真のイメージのように野菜、エビなどを使って日本風にアレンジしています。
新しいものを求める日本の消費者にとって、バランスの良い、そして満足したものになっています。
チーズに夢中になっている日本人もおり、農産物加工業は、どんどんチーズに興味を持ってきています。
ラクレット、タルティフレット(フランスのチーズ料理)の小袋ができるのはいつかな?

C’est bon ça!

  Depuis que je suis revenue au Japon, j’ai grossi.
Eh! oui, la nourriture japonaise est si bonne.
  La semaine dernière, une amie m’a offert une boîte de pâtisserie de la ville de Mito (Ibaraki-Ken) .
 Goûtant ces douceurs, j’ai retrouvé le goût de la pâte de fruits que je mangeais dans mon enfance.
  La pâte de fruits de Mito appelée Noshiume est à base de prunes.
  Maintenant la boîte est vide.
 J’ai encore grossi. やれやれ!

わたしは日本に帰ってきてから、太りました。
そうなの、日本の食べ物はあまりにもおいしいから。
先週、ある友達から茨城県水戸市の箱入りのお菓子をもらいました。
この甘いお菓子を食べたら、むかしわたしが若いときに食べていた「Pâte de fruits(パット・ドゥ・フリュイ)」の味を思い出しました。
水戸の「Pâte de fruits(パット・ドゥ・フリュイ)」は「のし梅」という名前で梅でできています。
今は箱がからっぽです。また太っちゃった。。。やれやれ!

Bonne Année 2009 !

C’est du fond du cœur que je viens vous souhaiter une Bonne Année 2009.
J’espère qu’elle sera pleine de bonnes choses pour vous et votre famille.

みなさんに、心から明けましておめでとうございます、と言いたいです。
あなたとあなたの家族のみなさんに、たくさんの良いことがありますように。