Le printemps

                                                                                

   Après presque 6 mois d’hiver, le printemps revient à Hokkaido. C’est alors une explosion de couleurs   toutes les fleurs s’épanouissant en même temps.

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Tout le monde alors profite de ces belles journées pour aller admirer cerisiers, prunus et petites pensées.

                                            

Quantité d’oeuvres littéraires, picturales et musicales racontent le printemps.

La chanson de Michel Fugain, je pense inconnue à Hokkaido, nous entraîne avec ardeur à s’amuser du retour de cette saison.

Les eaux thermales de Noboribetsu.

Pour traverser l’interminable hiver quoi de plus agréable que de faire trempette dans des bains chauds ! Et  c’est ce que je viens de faire, avec ma famille, à Noboribetsu l’une des dix plus célèbres sources thermales du Japon.

Situées à 2 heures environ au sud de Sapporo, près du Pacifique, ces eaux thermales nous permettent d’expérimenter 7 types de sources: ferrugineuse, riche en alun ( d’après les explications du prospectus vantant ce site, cela rendrait la peau douce), sulfurée, cette dernière étant la plus populaire. Lorsque l’on remonte la rue principale, entourée de petits magasins de souvenirs, on débouche sur la vallée de l’enfer ” Jigokudani ” classée patrimoine du Hokkaïdo. De cette vallée, au relief accidenté, s’échappent de la terre eau chaude, vapeur et gaz volcaniques.

En 1861, c’est dans cette vallée, que se rendit un subordonné, envoyé par sa hiérarchie pour trouver du soufre, utilisé pour la poudre à canon. Souffrant depuis plusieurs années d’une pathologie ophtalmique, sa maladie a regressé suite aux applications qu’il se faisait sur les yeux avec l’eau de ces sources. Anecdote relatée sur un panneau d’information dressé dans cet impressionnant décor. Il ne fait aucun doute que l’expérience de cet homme ait promouvu à l’essor de cette station thermale. En 1908, après la guerre russo-japonaise, les soldats japonais y séjournaient pour alléger leurs souffrances. (photo ci-dessous )

Dehors, campés sur leurs jambes, le torse légèrement courbé pour recevoir, sur leurs muscles endoloris, le jet d’eau chaude installé deux mètres plus haut, ces soldats devaient certainement apprécier de regoûter au plaisir d’une vie simple et paisible. On retrouve ce type de soins dans les différents osen ( thermes) que j’ai visités avec pour plus de confort un petit tabouret de pierre pour alléger notre… postérieur.

En 1923, une ligne ferroviaire était ouverte reliant la ville de Noboribetsu à ce site. Commença alors le tourisme thermal qui n’a, depuis lors, jamais décliné.

Bonne Année 2012

Le matin du 1er janvier, toutes les maisons de la ville sont pavoisées aux couleurs japonaises ( un soleil rouge sur fond blanc) ;quelques-unes ont des tentures ornées des armes impériales (un chrysanthème héraldique violet).

Les magasins sont fermés et les rues désertes, tout le monde ayant plus ou moins veillé pendant une bonne partie de la nuit. Vers midi, la physionomie de la ville change.Toute la population est alors sur pied, revêtue de ses habits de fête, les femmes et les enfants jouant à la balle ou au volant, les hommes au cerf-volant, et ce sont des éclats de rire, des trépignements, des battements de mains à se demander si l’on n’est pas dans une immense cité de grands enfants. Le cerf-volant est un jeu national au Japon, et les hommes les plus graves ne dédaignent pas de s’y livrer. Ce n’en est pas moins un curieux coup d’oeil pour l’étranger qui assiste inopinément à ce genre de récréation.

Extrait du livre : Au Japon, Notes et Souvenirs, écrit, lors de son voyage en 1888 dans ce pays, par le Suisse Arthur de Claparède.

Foisonnant de détails sur l’époque Meiji, période où le Japon s’ouvrait à l’étranger, ce géographe nous apporte un témoignage passionnant et nous entraîne dans la vie quotidienne et historique de cette époque. C’est un pur régal pour qui s’intéresse à la grande et à la petite histoire japonaise!

Moment magique que ce premier jour de l’année où toute la population, même les plus graves, s’amusaient à faire voler leur cerf- volant. Cette tradition a traversé le temps et se perpétue plusieurs fois par an dont Oshogatsu ( le nouvel an japonais ).

On dit que le cerf-volant pouvait avoir des fonctions magiques ou religieuses. Il invite en tout cas les gens à s’amuser soit en participant, soit en regardant et nous permet de partir d’un bon pied dans l’année nouvelle.

Bonne et heureuse année à tous.

La moussaka de Raf.

Pour les fêtes de fin d’année, pourquoi ne pas essayer de faire un gratin d’aubergines ou une moussaka ? J’ai mangé, ce plat lors de la fête d’Halloween, préparé par le directeur de DLS, dans son nouveau restaurant situé à Marui yama. C’était excellent! Voici la recette, au cas où vous ne seriez pas faire ce plat.

Ingrédients :

6 ou 7 aubergines,
3/4 kg de viande hachée,
2 cuillères à soupe de beurre,
1 gros oignon,
5 cuillères à soupe d’huile d’olive,
2 gousses d’ail,
1,5 tasse à café de vin,
laurier,
1 boîte de tomates pelées en cubes de 500 grammes,
persil haché, origan,
une béchamel épaisse avec 1 litre de lait, 90 grammes de beurre, 100 grammes de farine, 2 jaunes d’œufs,
noix muscade, sel, poivre,
100grammes de gruyère râpé.

Préparation :

Coupez les aubergines en tranches plutôt fines, salez-les bien et laissez-les dégorger 1 heure puis rincez-les abondamment, essuyez-les avec du papier absorbant et faites-les frire dans un peu d’huile chaude jusqu’à ce qu’elles soient attendries et dorent des deux cotés.

Faites chauffer dans une cocotte de l’huile (5 cuillères à soupe), 2 cuillères à soupe de beurre et 2 cuillères d’eau, verser l’oignon haché et la viande hachée en faisant revenir le tout, quelques minutes. Ajoutez l’ail, 1 cuillère à dessert de sel, le poivre, le laurier et le vin. Lorsque le vin est presque absorbé, ajoutez les tomates de la boite et le persil haché, un peu d’origan, fermez la cocotte et laissez mijoter à feu doux environ 30 minutes.

Préparez une béchamel épaisse en y incorporant les jaunes d’œufs et la noix muscade.

Mettez dans un plat beurré pour le four plutôt grand, la moitié des aubergines en formant un tapis, puis étalez la viande hachée cuite par-dessus afin de recouvrir la surface d’aubergines. Ajoutez, les d’aubergines restantes par-dessus la viande hachée et enfin nappez avec la béchamel où on y éparpille sur la surface le gruyère râpé, (On doit superposer une couche d’aubergines, une couche de viande hachée, une autre couche d’aubergines et une couche de béchamel), faites ensuite cuire le plat au four jusqu’à ce qu’il dore, environ 45 minutes.

MainteMaintenant seriez-vous tenté(e) de réaliser ce plat grec ? Je suis certaine,en tout cas, qu’il vous permettra de finir l’année en beauté.

Quel dépotoir !

Il était un temps où jeter les gros objets - meuble, literie etc - était chose facile. Plusieurs fois par an , un camion à ordures venait ramasser tout ce dont nous n’avions plus besoin. Moi même, j’ai jeté et même trouvé des objets – ceux-ci étant déposés à un endroit précis près de la route - qui retapés et repeints ont trouvé place dans mon minuscule intérieur. C’était il y a deux ans et c’était gratuit. Les charges étant certainement comprises dans les impôts locaux.
Depuis par économie, par écologie un système rigoureux s’est mis en place. Si l’on veut jeter un objet , un matelas par exemple
, - voilà qui tombe bien ma fille doit justement s’en débarrasser d’un - que faire ?

1. Téléphoner à la mairie de son quartier.

2. Lorsqu’une charmante hôtesse prendra la communication, lui préciser l’objet dont nous désirons nous défaire en lui donnant les dimensions de celui-ci. De cette façon elle pourra évaluer l’objet. Un matelas simple est évidemment moins cher qu’un double. On a de la chance le nôtre est simple.

3. Après lui avoir indiqué le nom de la rue où nous habitons, elle nous demandera d’aller dans un super-marché pour y acheter un autocollant, sur lequel est indiqué le prix qu’elle vient de nous communiquer. Cet autoadhésif sera collé sur l’objet. Vous suivez ?
Elle nous donnera ensuite un numéro que l’on devra écrire sur cet autocollant. Numéro qui doit
prouver aux éboueurs que l’objet qu’ils trouvent et bien celui que l’on a demandé d’enlever.
Puis elle nous précisera la date du passage des éboueurs

4. Il faudra, enfin, se rendre au super-marché et y acheter l’autocollant.
Voilà pas plus difficile que ça … quand on l’a fait plusieurs fois.
Pour nous, la somme s’élèvera à 1800 yens, presque 17euros.
Ça fait cher le matelas. Heureusement qu’il n’était pas double.

Il était un temps où l’on pouvait jeter tout et n’importe quoi ensemble, excepté les bouteilles. Depuis un système draconien s’est mis en place. Chaque déchet ne peut être jeté qu’un jour spécifique de la semaine, suivant le quartier.
Lundi pour les plastiques non recyclables.
Mardi et vendredi pour les ordures ménagères.
Mercredi deux fois par mois les papiers recyclables, les branches, feuilles mortes et les déchets à incinérer se partageant les deux autres semaines.
Jeudi les bouteilles, canettes et même bouteilles en plastique recyclable.

La ville nous a distribué un dépliant annuel où les différents ramassages sont indiqués, pour s’ y retrouver. Par contre, elle nous a enlevé tous les containers… Chaque ménage doit donc posséder environ trois à quatre poubelles dans sa demeure. Poubelles de différents modèles souvent incorporées dans le même socle plastique.
Pour ma part, j’ai voté pour la poubelle-coffre-tabouret, joignant ainsi l’utile à l’utile.

Les championnes du monde de football

Les Japonaises sont devenues championnes du monde de football ! Cette victoire apporte du baume au coeur aux Japonais frappés voilà quatre mois par un tsunami puis par une catastrophe nucléaire. Cette victoire apporte tant de bien au peuple japonais qu’un homme agé, devant la caméra d’une télévision, disait plein de joie, qu’il ne fallait jamais renoncer. Il précisait encore que cette victoire lui avait apporté l’envie de regarder, avec plus de courage, l’avenir!

Les footballeuses japonaises ont réussi ! Elles ont battu les Américaines, qui étaient favorites de ce Mondial, dimanche soir en Allemagne. Cette victoire 3-1 offre au continent asiatique la chance de remporter la première Coupe du Monde de football.

 Déjà, lors de la Coupe du Monde en Afrique du Sud l’équipe japonaise masculine s’était faite remarquée par son fair-play, une étonnante union qui rassemblait tous ses joueurs et la place en huitième de finale montrait que le Japon était bien décidé de rentrer dans la cour des grands. Les footballeuses japonaises l’ont fait !  

Pourtant rien n’a été facile, ni devant les Allemandes, ni devant les Suédoises. Face aux Américaines elles n’ont jamais baissé les bras, même lorsqu’elles étaient menées, et ont réussi avec courage à revenir à égalité. Les tirs au but ont fait la différence.

                           Bravo les footballeuses japonaises,  vous êtes les meilleures !

Le 11 mars 2011

11 mars. Il est environ 15h:30. Les portes coulissantes dans l’appartement commencent à s’entrechoquer. Une lampe suspendue à son fil se balance de plus en plus vite. Pas de doute, c’est un tremblement de terre ! J’arrête le chauffage, le gaz. L’immeuble bouge longtemps…  environ deux minutes. Deux minutes qui semblent une éternité. Une pause puis une deuxième secousse, une troisième, une quatrième se succèdent à quelques minutes d’intervalle.

J’allume la télévision afin de connaître où se situe l’épicentre de ce séisme. Déjà, les différentes chaînes annoncent, simultanément, qu’un tsunami va se produire et ordonnent aux personnes proches de l’océan de s’éloigner des côtes. Je ne peux m’empêcher d’être admirative devant la rapidité des informations.   Dans les heures qui suivent le monde découvre, avec horreur, les images apocalyptiques de l’énorme vague noire engloutissant tout ce qui se trouve sur son passage.

Le Japon est à genoux : dix mille morts, dix huit mille disparus.

Depuis une immense chaîne de solidarité s’est mise en place, chacun essayant d’apporter un peu de chaleur, de réconfort à sa façon. En voici quelques témoignages:

” Je viens d’envoyer un paquet à mes parents puisqu’ils m’avaient dit qu’il était impossible d’acheter des produits alimentaires et des piles. J’y avais mis tout ce que je pouvais trouver, y compris, des repas précuits, des aliments séchés et des boîtes de conserve. Le paquet était donc gros et lourd. Le jour suivant le livreur est arrivé chez mes parents, à vélo! Il leur a expliqué qu’il n’avait plus d’essence et de ce fait il était impossible de faire la livraison en voiture. Mon paquet était vraiment grand et lourd mais il l’avait transporté à vélo en une journée! Je m’attendais au délai de livraison d’environ une semaine dans la circonstance actuelle, même si le livreur avait utilisé une auto.  Cela fait chaud au coeur de voir que chaque travailleur au Japon est en train de faire tout ce qu’il /elle peut, pour atteindre le but. Merci de tout mon coeur, Kuroneko-Yamato ! ” ( Kuroneko-Yamato est le nom d’une compagnie de livraison.)

” Dans une petite boutique, il y avait des promotions nommées ” Soldes d’entraide pour mauvaises périodes ”. La propriétaire de la boutique vendait des articles de première nécessité à des prix plus bas que d’habitude. Même habituellement, elle pratiquait des prix bas, ce qui rendait sa boutique guère rentable!J’ai été ému de voir cette dame me sourire en collant des étiquettes affichant des prix trop bas pour faire un quelconque bénéfice.”

Parfois le rôle est inversé et ce sont les victimes, privées de tout, qui par un petit geste veulent remercier leurs secouristes.

”À Ishinomaki, une femme appela le staff qui était venu faire un rapport sur les dégâts causés par le tsunami. Pensant qu’ elle appelait à l’aide, ils s’approchèrent d’elle et virent plusieurs réfugiés qui leur apportèrent du café. ” C’est dur pour vous aussi, buvez un peu de café ! ” . Malgré leur situation, les réfugiés pensent tout de même aux autres : les Japonais sont des gens merveilleux.”

J’essaie, quelque fois, de déplacer cette catastrophe en France et je me dis qu’un tel désastre rendrait les gens complétement aliénés, cherchant un bouc émissaire sur qui taper!  Ici rien de tel, mais le drame est si grand que les gens sont abasourdis, perdus, résignés habitués au caprice de la nature.  Pourtant, parfois au détour d’un reportage, un homme, peut-être moins atteint dans l’épreuve, déclare à la caméra:  ” Je vais revenir ici, c’est mon village natal. Je vais y reconstruire ma maison mais encore plus solide que l’autre ” et moi je me dis que décidément les Japonais sont merveilleusement courageux.

Gambare Tohoku ! Bon courage Tohoku !

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Bonne Année 2011

En France, nous pouvons échanger nos voeux de l’an jusqu’au 31 janvier. Et c’est tant mieux, car malgré déjà deux semaines écoulées, je suis encore dans les temps! Ouf!

Je viens donc vous souhaiter  une très bonne et heureuse année 2011 à vous tous et plus particulièrement à mes ” petits” élèves qui se donnent tant de mal pour apprendre la langue de Molière.

Pour commencer cette année dans la gaieté, je vous propose d’écouter le groupe ” La compagnie créole” composé de chanteurs antillo-guyanais très populaire surtout dans les années 80.

Chanson d’automne

 

  Et voilà l’automne touche à sa fin. Les arbres jusqu’à présent magnifiques, cadeau de Dame Nature, se dégarnissent nous laissant un sentiment de désolation. Devant ce spectacle je me souviens de cette poésie que l’on nous faisait lire, et parfois apprendre par coeur, à l’école primaire.

Profitez bien de ces dernières journées automnales.   

Chanson d’automne
  Les sanglots longs                         
  Des violons
  De l’automne                                                            
  Blessent mon coeur
  D’une langueur
  Monotone.

  Tout suffocan
  Et bleme, quand
  Sonne l’heure,
  Je me souviens
  Des jours anciens
  

Et je pleure       
  Et je m’en vais
  Au vent mauvais
  Qui m’emporte
  Deca, dela,
  Pareil a la
  Feuille morte.                                             
 

 

 

 

        Paul Verlaine 1866

 

秋の歌

 

秋の日の
  ヴィオロンの
  ため息は
  余が胸を
  けだるくも
  悩ましぬ

  息も絶へ
  青ざめて
  鐘の音に                            
  余は思ふ
  去りし日を                               
  涙して

  去らんかな
  風とともに
  あちこちと
  さまよひて
  一片の
  枯葉の如く
 

 

 

ヴェルレーヌ

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes vacances

     

                                         

  Cet été encore  je suis allée à Téuri, petite île perdue de 5,21 km2 sur la Mer du Japon à une heure en ferry de la ville de Haboro, celle-ci étant située à trois heures au nord de Sapporo.

  Avant d’arriver à destination le bateau s’arrête tout d’abord à l’île de Yagishiri, soeur jumelle de Téuri de par sa superficie, et célèbre à Hokkaïdo pour sa viande de mouton. En se promenant ( il faut environ 2 heures à pied pour en faire le tour) on peut apercevoir les ovins broutant l’herbe des pâturages, où fleurissent de magnifiques lis. Non loin de là une petite forêt aux arbres tordus par le vent d’hiver.     

                                        

 Quarante-cinq minutes plus tard, nous arrivons à Téuri, île de pêcheurs. Au nord, nord-ouest de cette île se trouvent d’impressionnantes falaises, où viennent tous les débuts de printemps se reproduire quantités d’oiseaux marins:

  • Les Guillemots à Lunettes ( Keïmafuri ) ce qui signifie en langue aïnou ” patte rouge” car ils ont de jolies pattes palmées d’un rouge vif. Ils viennent sur l’île d’avril à juillet .
  • Les Auklets de Rhinocéros ( Utoou ) qui creusent des trous sur les sommets des falaises et y élèvent leurs oisillons. Pour échapper aux prédateurs, les goélands, ils partent quérir leur nourriture avant l’aube pour ne revenir qu’après le coucher du soleil, le bec rempli de poissons et de calmars. La période de reproduction étant finie, ils repartent sur la côte ouest de l’île de Honshu, vers Niigata.
  • Les Guillemots de Troïl ( Umi karasu ou Ororon ).  ” Si en 1938 il y en avait environ 40 000 seulement 15 Ororons ont été dénombrés en 2009” me dit tristement Monsieur Terasawa Takaki, photographe et l’ingénieux créateur d’un musée relatant le parcours de ces oiseaux migrateurs, musée situé  tout près du port de cette île. Et de continuer : ” Le Guillemot de Troïl n’aime pas vivre sur la terre aussi dès la période de reproduction terminée il retourne en mer  où il s’y sent en sécurité. Sécurité bien précaire puisque le principal danger se trouve dans les eaux profondes, où il va chercher ses proies : les filets de pêcheurs. 

                                       

  Si vous êtes intéressé par les oiseaux de Téuri je vous invite à regarder ce site: www.naturelive.jp

  Quant à moi, j’attends avec impatience mes prochaines vacances pour pouvoir y retourner. La meilleure période pour s’y rendre n’étant pas le mois d’août , où la plupart des oiseaux sont déjà repartis mais entre mai et juillet. De nombreuses auberges, tenues par les femmes des pêcheurs, accueillent les touristes avec une grande gentillesse et proposent des repas très copieux et colorés.