Paroles d’enfants

Hier, je suis allée avec mon petit fils de trois ans au zoo de Maruiyama.

Arrivant devant une cage il me dit : ‘’ Regarde, un guépard ! ‘’. Je lui réponds que cet animal n’est pas un guépard mais une hyène.

Un peu plus loin passant devant la cage d’un félin il me dit encore : ‘’ Ça, c’est un guépard ! ‘’. Malheureusement, je dois lui expliquer, à nouveau, que ce joli animal n’est pas un guépard mais un chat serval. .

Nous continuons notre visite et nous nous dirigeons vers le bâtiment où se trouvent des animaux sauvages d’Asie.

Dans une cage de verre un fauve nous observe. Il est magnifique. Mon petit fils me dit alors, avec assurance : ‘’Lui, c’est un guépard ‘’. Et me voilà encore obligée de lui dire que ce n’en est pas un mais un léopard des neiges. C’est vrai qu’ils se ressemblent … un peu.

À 17 heures le zoo ferme. Nous sortons et je demande à mon petit fils ce qu’il a aimé aujourd’hui.

Il me répond alors sans hésiter : ‘’Les guépards’’.

昨日、3才になる孫と一緒に円山動物園に行って来ました。

ある檻の前に到着すると、孫は言いました。

「見てチーター!!(^o^)

私はその孫の言葉に対して

「この動物は、チーターではなくて、

ハイエナと言う動物よ。」と、教えてあげました。(^_^;)))

それからまた少し歩くと、違う檻の前に着きました。

孫はまた言いました。

「これはチーターだ!(^o^)

私はこの美しい動物は猫サーバルであり、残念だけどチーターではないことを説明しました。(^_^;)))

それから、アジアの野生動物がいる建物に向かいました。

ガラス張りで出来ている檻の中から獣が私達を見ていました。とても美しいです!

孫はとても嬉しそうに自信を持って

「これはチーターだね。(^o^)/」と言いました。

またしても、間違っている事を教えてあげました。(^_^;)))

孫がチーターと言っていたのは、雪ヒョウの事でした。

確かに似ていますよね?

あっという間に17時になり動物園の閉館の時間になってしまいました。

帰り道、私は可愛い孫に「今日、一番楽しかった事は何?

どの動物に会えて嬉しかった?と訪ねると

「チーター!!(^o^)/」と、 答えました。(^_^;)))

Le Meiji Jingu

Profitant d’un passage à Tokyo, je suis allée dans le quartier d’Harajuku pour visiter le sanctuaire Meiji ou Meiji Jingu qui se trouve dans l’un des plus grands espaces verts de la capitale, le parc Yoyogi. On peut y accéder, très facilement, en suivant l’allée principale du parc, accessible depuis la gare de Harajuku de la ligne Yamanote.                                                                                                                                                   En quelques minutes on passe du brouhaha de la mégapole au calme, de l’agitation de la foule à la tranquilité. Une forêt artificielle de près de 120000 arbres de différentes espèces, dons venus de tout le Japon lors de la construction du sanctuaire, nous entoure. L’accès au sanctuaire se fait par un gigantesque torii en bois .                                                                                                                                                     

En remontant l’allée, pour nous diriger vers le Meiji Jingu, une imposante façade de barriques de saké disposées les unes sur les autres, attire le regard de tous les visiteurs. Enveloppées de papier de couleurs vives, de riches et génereux donateurs ( souvent des entreprises) font régulièrement dons de ces barriques aux temples. Saké qui sera offert aux divinités lors des offices religieux.

Meiji Jingu construit de 1912 à 1920 est le plus célèbre sanctuaire du Japon. Il est dédié aux âmes divines de l’Empereur Meiji, décédé en 1912 et à sa femme, l’Impératrice Shoken, décédée en 1914. Il a été détruit par les bombardements de 1945 et reconstruit en 1958. Bâti à la gloire de l’empereur, il est cependant un lieu important du Shintô et de nombreux mariages traditionnels s’y déroulent régulièrement.

Malheureusement, je n’en ai pas vu. Par contre, j’ai pu admirer une exposition de calligraphie organisée par les écoles et les collèges à travers le Japon. Les oeuvres des lauréats étaient affichées dans l’enceinte du sanctuaire. Un régal des yeux ! À voir jusqu’au 30 janvier.

Paysage hivernal

Cette année, la neige a fait son apparition encore plus tôt que d’habitude : fin novembre.                         Maintenant, nous voilà ensevelis sous un épais manteau neigeux.

Pour affronter le rude hiver et une neige trop lourde à porter, les propriétaires de pins n’hésitent pas à faire appel à des artisants pour protéger leurs conifères dès la fin de l’automne. Ces jardiniers encordent chaque branche reliée à un mât pour consolider l’arbre. Nécessaire pour retrouver un jardin en bon état au printemps, l’aspect esthétique est assuré.

D’autres, moins chanceux doivent se contenter de garder les pieds dans la neige en attendant la fonte des neiges, fin mars début avril. Ils pourront toujours essayer de s’accrocher aux multiples câbles électriques qui passent au dessus d’eux, en cas de tempête.

Si l’hiver est souvent la saison bannie par les anciens, chemin à déneiger, routes verglacées _ 52 jambes cassées seulement pour le 5 décembre- les petits l’attendent avec joie. Toujours prêts à tester de nouvelles inventions, leurs boules de neige deviennent parfaites grâce à ce gadget ” made in Japan ”.

Passez de bonnes fêtes et bonne et heureuse année à tous.

Spectacle automnal

Souvent on me demande la traduction en français du mot 紅葉 kouyou , période où les feuilles jaunissent ou rougissent. Mais désolée je réponds que ce mot n’existe pas. Le mot spectacle automnal serait-il le plus approprié ? En tout cas, il en vaut le détour,  ultime cadeau de Dame Nature avant le froid et interminable hiver de l’Hokkaïdo.

Avec mes petites partenaires, elles m’aident pour présenter des dialogues, en voici quelques clichés.

La piste des cistes

J’entendais ce matin, sur la radio française, que les voyagistes se frottaient les mains en remerciant le nouveau gouvernement d’avoir rallonger les vacances scolaires de la Toussaint.

Dorénavant, les couples avec enfants pourront profiter de deux longues semaines de repos ce qui représente, pour les responsables qui organisent des voyages, une aubaine.

Avant, la petite semaine et demie ne permettait apparemment pas la possibilité de partir en voyage. Au Japon, cela ne représente, en tout cas, aucun problème !

‘’Ah, ces Français’’ ai-je pensé ‘’ toujours en vacances! ’’

Après les vacances d’été, ce petit break permettra aussi d’attendre, avec patience, les vacances d’hiver.

Lorsque je parle ici de cette ‘’coutume’’ française  souvent on me pose la question :  ‘’Mais ils ne s’ennuient pas à ne rien faire ? ‘’

Non, ils ne s’ennuient pas. Ils font, au contraire, une quantité d’activités et quand ils ne savent plus quoi faire ils en inventent encore d’autres.

J’ai trouvé d’ailleurs, sur Internet un site qui vante une occupation amusante.

Un jeu de piste gratuit, ouvert à tout le monde, à pratiquer en famille ou avec des amis appelé: la recherche de cistes.

Ce jeu de piste original qu’est-ce c’est ?

En gros, iI s’agit de mettre dans une boîte étanche (genre Tupperware) plusieurs objets hétéroclites : porte-clés, tire-bouchon, vieille pièce de monnaie, timbre exotique,etc… puis de cacher cette boîte quelque part dans la nature. Les cimetières, lieu de culte religieux, endroits dangereux, propriétés privées sont à bannir.

La personne qui aura accompli cet acte devient le ‘’ CACHEUR ‘’ et le déclarera sur un site Internet, qui s’occupe de ce jeu, en indiquant la région, le département et les communes proches de sa ciste ( boîte ) cachée.

Les ‘’CHERCHEURS’’ , eux sont les personnes qui partent à la recherche de ce trésor en se référant à ces différentes indications. Ils devront, une fois la ciste trouvée en retirer un objet, qu’ils garderont comme souvenir, puis le remplacer par un objet leur appartenant. La ciste sera laissée à sa place intiale, pour d’autres chercheurs. Ils y mettront aussi dedans un message pour signaler leur passage.

Le but de ce jeu ?

Rien, si ce n’est le plaisir de chercher et de découvrir … un trésor en visitant une région de façon amusante. Et de peupler de souvenirs originaux des vacances très longues. Trop longues ?

 

La médaille d’or

Arrivé à la hauteur du quartier ” Oyachi ” la piste cyclable passe, dans un tunnel, sous la route nationale. Il est donc recommandé de prendre son élan, dans la descente, pour entreprendre la remontée, allègrement, de l’autre côté du tunnel. Cela permettra de ne pas être obligé de pédaler,comme un dément, pour atteindre le sommet. Mais quelque soit l’intensité de l’effort fourni, il sera récompensé par un bien joli spectacle.                                                                                      Des deux côtés  la piste, sur une trentaine de mètres, des lis, des marguerites, des pétunias, des phlox, des roses trémières embellissent le parcours. Derrière ce charmant tableau se trouve la volonté d’une dame, Madame Taniguchi de rendre le quotidien plus agréable aux cyclistes, coureurs et promeneurs.

Depuis une quinzaine d’années, cette noble dame a entrepris d’égayer son quartier, à ses propres frais pour embellir notre vie. Nombreux sont les gens qui s’arrêtent un instant pour apprécier ce joli paysage. Parfois, même, des joggeurs s’exclament en passant rapidement : ” Comme c’est beau !” dit-elle. Paroles qui la réconfortent dans son choix et la consolent de ces tristes ecpériences de fleurs arrachées par des vandales.

Merci Madame Taniguchi. Grâce à votre persévérance, votre talent et votre générosité, vous nous offrez un bien appréciable cadeau !                                                                                                  Vous mériteriez la médaille d’or !

Pas chaud hein ?

Connaissez-vous le yukata à deux pièces ?

La saison chaude approchant, mes adorables étudiantes m’ont offert un yukata.
1ère question :
Qu’est-ce qu’ un yukata?
C’est un kimono d’été en cotonnade légère.
Autrefois, d’après mes étudiantes, le port du yukata était interdit au restaurant. Ce vêtement étant la parure des prolétaires.
C’était avant. Le temps a passé et porter un yukata un soir d’été devient le must de la jeunesse féminine japonaise. C’est, d’ailleurs, toujours un régal des yeux que de voir déambuler dans les rues de Sapporo, ces jeunes filles vêtues avec grâce. Le petit sac de coton, souvent assorti au yukata et les zoouri -tongues en bois surélevées- complétant la panoplie.

2ème question :
Pourquoi moi, qui suis loin d’être une jeune fille, ai-je droit à un tel cadeau ?
Comme je l’ai dit plus haut parce que mes étudiantes sont adorables. Le yukata que je viens de recevoir est bleu roi avec de grosses fleurs rouges et violettes. Peut-être en marchant vite me prendra-t-on pour une jeune femme ? Il faudra que j’aille très vite alors et surtout que je fasse attention de ne pas me tordre les pieds.

3ème question :
Comment met-on un yukata ?
Un yukata est une sorte de peignoir qui tombe jusqu’aux pieds. S’en vêtir devient une affaire délicate. Il faut en effet le faire tenir avec une grosse ceinture appelé Obi tout en évitant de faire les erreurs que ma gentille Yuko m’a dessiné.
Les dessins de droite sont les impairs à ne pas commettre. Les dessins de gauche sont les règles que l’on doit respecter à la lettre.
L’essentiel est de ne pas mettre ses formes en valeur, synonyme de vulgarité. Tout doit être dans la discrétion. L’élégance discrète !

4ème question :
Qu’est-ce qu’un yukata à deux pièces ?
Je ne sais pas si ce genre de yukata est commercialisé. Ce sont mes adorables étudiantes, je ne le dirais jamais assez, qui ont coupé celui qui m’était destiné, pour me faciliter la tâche. Sympa hein ?
Et pour avoir encore plus d’aisance à le mettre voici les explications, un dessin valant mieux qu’un long discours.

Il est recommandé de mettre avant de passer la jupe une serviette autour de la taille pour ‘’ gommer’’ les formes. Ensuite la jupe puis la veste seront fermées avec des cordelettes cachées sous le Obi. Le noeud papillon derrière est acheté tout prêt et se place, comme un peigne dans les cheveux, dans le obi.

Je ne pouvais pas terminer sans poser dans mon magnifique kimono d’été.
Je voudrais remercier encore mes si gentilles étudiantes qui me confirment que j’avais fait le bon choix de venir m’installer parmi des gens aussi chaleureux et discrets. Merci les filles !

Le printemps

                                                                                

   Après presque 6 mois d’hiver, le printemps revient à Hokkaido. C’est alors une explosion de couleurs   toutes les fleurs s’épanouissant en même temps.

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Tout le monde alors profite de ces belles journées pour aller admirer cerisiers, prunus et petites pensées.

                                            

Quantité d’oeuvres littéraires, picturales et musicales racontent le printemps.

La chanson de Michel Fugain, je pense inconnue à Hokkaido, nous entraîne avec ardeur à s’amuser du retour de cette saison.

Les eaux thermales de Noboribetsu.

Pour traverser l’interminable hiver quoi de plus agréable que de faire trempette dans des bains chauds ! Et  c’est ce que je viens de faire, avec ma famille, à Noboribetsu l’une des dix plus célèbres sources thermales du Japon.

Situées à 2 heures environ au sud de Sapporo, près du Pacifique, ces eaux thermales nous permettent d’expérimenter 7 types de sources: ferrugineuse, riche en alun ( d’après les explications du prospectus vantant ce site, cela rendrait la peau douce), sulfurée, cette dernière étant la plus populaire. Lorsque l’on remonte la rue principale, entourée de petits magasins de souvenirs, on débouche sur la vallée de l’enfer ” Jigokudani ” classée patrimoine du Hokkaïdo. De cette vallée, au relief accidenté, s’échappent de la terre eau chaude, vapeur et gaz volcaniques.

En 1861, c’est dans cette vallée, que se rendit un subordonné, envoyé par sa hiérarchie pour trouver du soufre, utilisé pour la poudre à canon. Souffrant depuis plusieurs années d’une pathologie ophtalmique, sa maladie a regressé suite aux applications qu’il se faisait sur les yeux avec l’eau de ces sources. Anecdote relatée sur un panneau d’information dressé dans cet impressionnant décor. Il ne fait aucun doute que l’expérience de cet homme ait promouvu à l’essor de cette station thermale. En 1908, après la guerre russo-japonaise, les soldats japonais y séjournaient pour alléger leurs souffrances. (photo ci-dessous )

Dehors, campés sur leurs jambes, le torse légèrement courbé pour recevoir, sur leurs muscles endoloris, le jet d’eau chaude installé deux mètres plus haut, ces soldats devaient certainement apprécier de regoûter au plaisir d’une vie simple et paisible. On retrouve ce type de soins dans les différents osen ( thermes) que j’ai visités avec pour plus de confort un petit tabouret de pierre pour alléger notre… postérieur.

En 1923, une ligne ferroviaire était ouverte reliant la ville de Noboribetsu à ce site. Commença alors le tourisme thermal qui n’a, depuis lors, jamais décliné.